(Titres classés par ordre alphabétique)
 
 
Propser Alfaric, ancien prêtre, licencié et docteur en philosophie  à une conférence en 1932 :
 
"Quand J'ai entendu parler pour la première fois de gens qui soutenaient que Jésus n'a peut-être vécu que dans l'imagination des croyants, je n'ai vu là qu'une de ces extravagances auxquelles l'abus de la critique peut quelquefois conduire. L'idée me semblait folle. Quand je l'ai étudié de près, je ne l'ai plus trouvé tellement absurde. J'ai dû convenir qu'elle offrait quelque apparence de vérité. J'en suis bientôt venu à reconnaître qu'elle offrait bien plus de vraisemblance que la thèse contraire."
 
 
"Amerigo" Stephan Zweig {Le livre de poche} :
 
p9: An 1000 :
 
Un sommeil lourd, accablant s'est abattu sur l'Occident. Les yeux sont trop las pour s'ouvrir et regarder autour d'eux, les sens trop épuisés pour exercer leur curiosité. L'esprit de l'humanité est paralysé comme par l'effet d'une maladie mortelle, elle ne veut plus rien savoir du monde qui est le sien. Plus étrange encore: ce qu'elle savait auparavant, elle l'a, de manière incompréhensible, oublié. On a désappris à lire, à écrire, à compter, même les rois et les empereurs d'Occident ne sont plus en mesure d'apposer leur propre nom au bas d'un parchemin. Les sciences se sont figées, momifiées par la théologie.
 
 
"Au cœur des mythologies" Jacques Lacarrière {Félin} :
 
p18 :
 
Les grands thèmes de la Genèse, par exemple: la création du monde par Yahvé et le Déluge, sont empruntés à des conceptions mésopotamiennes et sumériennes.
 
p34 :
 
Il est frappant de voir que le Livre de Job utilise presque littéralement les termes du Poème de la Création décrivant le combat de Mardouk contre Kingou. Kingou, lui aussi, vacille sur ses jambes à la vue de Mardouk. De telles analogies ne peuvent être le fait du hasard et l'on devine ici, chez ces peuples qui vécurent  sur les mêmes terres, sur les mêmes lieux brûlés par le soleil et qui eurent en commun une même tradition concernant le Déluge, la permanence de visions identiques, sensible jusqu'au moindre détail. Le psaume LXXIV le confirme de façon étonnante: Yahvé y brise le crâne de Léviathan, exactement comme Mardouk a fendu celui de Tiamat.
 
p42 :
 
Les récits de la Genèse procèdent en fait de plusieurs sources différentes. La première, dite source sacerdotale, est la plus tardive. Elle est à l'origine du premier récit de la création qui dut être rédigé vers le VIe siècle avant JC.
 
p153 :
 
Le texte le plus connu et le plus important sur le rôle néfaste joué par le serpent est évidemment celui de la Bible. Mais la Bible, une fois encore, n'a fait qu'emprunter ce thème à des sources antérieures. La plus ancienne est la plus complète des légendes akkadiennes qui nous soit parvenues - L'Épopée de Gilgamesh-, dont la version sumérienne date du second millénaire avant JC, relate en effet un épisode crucial où le serpent joue un rôle essentiel, épisode qui aidera à comprendre les sources et la genèse du récit biblique.
 
p170 :
 
Le récit biblique de la Genèse a pris sa source dans le récit mésopotamien (figurant dans la tablette XI de l'Épopée de Gilgamesh), ce dernier étant nettement la copie "revue et corrigée" du récit sumérien de Nippur.
 
p174 :
 
Le récit biblique du Déluge est fort connu mais il est intéressant de le relire après les textes sumérien et akkadien car on saisit mieux la filiation indiscutable qui relie la version de la Genèse à ses modèles antérieurs.
 
p259 :
 
Anubis entreprit les funérailles d'Osiris. Il rassembla d'abord les morceaux épars de son corps, enveloppa le cadavre reconstitué avec des bandelettes et l'enveloppa. Alors Isis se pencha sur lui, s'agenouilla à son chevet et battit des ailes au-dessus de son époux. Et la vie revient lentement dans le corps d'Osiris , il ouvrit les yeux , il bougea la tête, Il reconnut Isis. Celle-ci s'empressa de s'étendre sur lui, et elle fut enceinte aussitôt de la semence du dieu ressuscité.
 
 
"Corpus Christi" Arte :
 
L'image du Christ en croix est universellement connue mais sommes-nous au moins certains de connaître le déroulement du supplice lui-même : clouait-on les condamnés ou les liait-on à la croix ; quelle était la forme de la croix ; où était situé le lieu d'exécution…?
 
Les chrétiens n‘ont-ils pas accaparé Jean Le Baptiste pour en faire a posteriori le personnage du « précurseur » ?
 
Selon les évangiles, d'autres Juifs sont arrêtés en même temps que Jésus. Deux d'entre eux sont crucifiés, un troisième est libéré, Barabbas. Pourquoi la foule le préfère-t-elle à Jésus lorsque le gouverneur romain propose de gracier un prisonnier ? Pour agir ainsi, Pilate invoque une coutume qui n‘est attestée que dans les évangiles, mais par aucun historien de l‘antiquité...
 
Le "titulus", c'est-à-dire l'inscription placée sur la croix et portant la mention "Jésus le Nazôréen, roi des Juifs" serait-il l'écrit le plus ancien se rapportant à l'histoire de Jésus ? Le seul qui daterait de son vivant? Nazôréen veut-il dire originaire de Nazareth ? Comment expliquer alors qu'il n'y ait aucune trace archéologique de Nazareth avant la fin du IIème siècle ?
 
La date de la mort de Jésus aurait-elle pu être choisie pour investir la pâque juive ? Pour des raisons d‘abord théologiques ?
 
Lorsqu'on pose aux pères dominicains de l'École Biblique et archéologique de Jérusalem la question :
- Sur un plan historique quels lieux pouvons-nous filmer pour situer les faits relatés dans les évangiles ?
Ils répondent en souriant :
- Les marches du Temple, le mont des Oliviers et la source où s'arrêtaient tous les voyageurs entre la Galilée et la Judée…
Rien d'autre. Ce que l'on nomme "les lieux saints" sont des lieux attachés à l'histoire des pèlerinages ; c'est à dire au mieux vers le Vème siècle…
La "via dolorosa" (le chemin de croix), par exemple, est clairement datée du XIIème siècle, le "Golgotha" est encore très largement discuté, le "Calvaire Gordon" propose d'ailleurs un site concurrent "découvert" par les anglicans au XIXème siècle, il n'y a pas de traces archéologiques de Nazareth avant la fin du IIème siècle etc..
 
Quant aux "reliques" (de la "Vraie Croix", aux clous, en passant par le "titulus" ou "le suaire de Turin") elles datent toutes du Moyen-age (XIIIème et XIVème siècle).
 
 
"Dictionnaire de théologie" abbé Bergier :
 
Les hommes vraiment savants en matière d'exégèse, et surtout sincères, reconnaissent que le texte du Nouveau Testament n'a pas été *fixé* avant la
fin du sixième siècle.
 
 
"Encyclopoedia Britannica" :
 
"Because of the theological motifs and presuppositions in the faith of the early church, however, it is difficult to write with certainty an authentic life of Jesus."
"A cause des motifs théologiques et des présuppositions de l'Église des premiers temps, il est difficile d'écrire avec certitude une vie authentique de Jésus"
 
 
"Et l'homme créa les dieux" Pascal Boyer directeur de recherches au CNRS {Robert Laffont} :
 
p26 :
 
Il n'est pas du tout évident que le surnaturel rende le monde "plus confortable". Bien au contraire: un monde religieux est souvent plus terrifiant qu'un monde sans religion. Le philosophe chrétien Kierkegaard a décrit dans des livres intitulés Le Concept de l'angoisse et Crainte et tremblement la véritable teneur de la révélation chrétienne.
 
p51 :
 
Expliquer la religion, c'est expliquer un type particulier d'épidémie mentale qui conduit les gens à développer (à partir d'informations variables) des idées et des concepts religieux assez semblables.
 
p259 :
 
Pourquoi les gens se réunissent-ils dans des bâtiments spéciaux, où ils écoutent le récit de tortures très anciennes et font semblant de manger la chair d'un dieu?
 
p316 : 
 
En Occident, le débat opposant science et religion a pris un tour spécial parce que la religion n'est pas seulement doctrinale mais monopoliste, et qu'elle a commis l'erreur fatale de se mêler des faits empiriques. Elle nous a ainsi gratifiés d'une longue liste d'affirmations précises, officielles et indiscutables sur le cosmos et la biologie, garanties par la Révélation et que nous savons être fausses. Chaque fois que l'Eglise a proposé sa propre description  de ce qui se passe dans le monde et que la science a proposé une solution de rechange sur le même sujet, cette dernière était la meilleure. L'Église a perdu toutes ces batailles, et de façon définitive.
 
 
"Jésus en son temps" Daniel Rops :
 
A s'en tenir aux documents romains seuls, il n'est pas rigoureusement démontrable que le Christ a bien existé.
 
H. Raschke :
 
L'existence historique de Jésus n'a pas besoin d'être niée parce qu'à vrai dire, elle n'a jamais été affirmée.
 
 
Prosper Alfaric :
 
Jésus est un mythe analogue à Osiris, Adonis, Attis, Mithra, Hermès et Apollon.
 
 
Albert Schweitzer :
 
Le Jésus de Nazareth qui se présente publiquement comme le Messie, qui prêcha l'éthique du royaume de Dieu, qui fonda le royaume du Ciel sur la Terre et mourut pour donner à son oeuvre sa consécration finale, n'a jamais existé.
 
 
"La Bible dévoilée" Israël Finkelstein directeur de l'institut d'archéologie de l'université de Tel Aviv {Bayard} :
 
p16 :
 
Pour autant l'archéologie n'a pas démontré, loin s'en faut, que la chronique biblique est véridique dans tous ses détails. Il est aujourd'hui évident qu'un grand nombre d'évènements de l'histoire biblique ne se sont pas déroulés ni au lieu indiqué ni de la manière dont ils sont rapportés. Bien plus: certains des épisodes les plus célèbres de la Bible n'ont tout simplement jamais eu lieu.
 
p51 :
 
Les récits bibliques se rangeraient donc parmi les mythologies nationales, et n'auraient pas plus de fondement historique que la saga homérique d'Ulysse, ou celle d'Énée, le fondateur de Rome, chantée par Virgile.
 
p76 :
 
Comme nous le verrons dans un prochain chapitre, les Israélites ne commenceront à émerger graduellement comme un groupe distinctif de la région de Canaan qu'à partir de la fin du XIIIe siècle av. J.C.  Il n'existe aucune preuve archéologique de présence israélite en Égypte antérieure à cette époque.
 
p78 :
 
La frontière entre Canaan et l'Égypte était donc étroitement contrôlée. Si une horde d'Israélites en fuite avait traversé les frontières fortifiées du territoire pharaonique, on en aurait retrouvé une trace écrite. Or, dans les documents égyptiens surabondants qui décrivent l'époque du Nouvel Empire, en général, et celle du XIIIe siècle en particulier, on ne trouve pas la moindre référence aux Israélites, pas même une suggestion.
 
p150 :
 
S'il n'y a pas eu de patriarches, ni d'Exode, ni de conquête de Canaan - ni de monarchie unifiée et prospère sous David et Salomon -, devons-nous en conclure que l'Israël biblique tel que nous le décrivent les cinq livres de Moïse, et les livres de Josué, des Juges et de Samuel, n'a jamais existé?
 
 
"Le monde de la bible" périodique novembre-décembre 1997 {Bayard Presse} :
 
p56 :
 
A propos des manuscrits de Qumran: "Nous devons loyalement reconnaître que nous ne possédons pas encore un fragment de texte de témoins oculaire de Jésus" abbé Émile Puech, directeur de recherche au CNRS
 
 
"Le Monde" quotidien 07/04/1997 "Fumisterie pascale" David Dupré :
 
N‘importe quel simple apprenti historien serait obligé de constater que Jésus n‘est pas un personnage historique et qu‘il faut être aveugle pour considérer les Écritures comme des récits historiques. Cet aveuglement s‘appelle la foi.
 
 
"Le Monde" quotidien 13/04/1997 "Un  beau mythe consolateur" Michel Gacon :
 
Qu'il fut Dieu fait homme relève de la foi. Par contre, qu'il fut peut être un « homme fait mythe » est acceptable par tous, car de nombreux « messies » prêchaient en ces mêmes lieux et temps. Jésus est celui que les médias du moment ont retenu. Et le christianisme, une secte qui a réussi à évangéliser le monde entier. Mais, en l'absence de preuves inébranlables, il est tout aussi plausible, à l'inverse, de croire qu'il fut un « mythe fait homme », c'est-à-dire un homme inventé et construit peu à peu par l'imaginaire collectif de l'époque, puis que l'imagination de chacun, baignant dans une même culture, a fait vivre jusqu'à nos jours.
 
 
"Le Point" 18/04/03 - N°1596; "Dans les pas d'un galiléen"
Nazareth :
 
Il n'y a pas de fortifications, pas de synagogue, pas de bâtiment public. Aucune trace d'une maison du Ier siècle n'a été retrouvée par les archéologues franciscains qui fouillent le site depuis la fin des années 60. Il n'existe pas, non plus, la moindre mention écrite de Nazareth sur quelque document que ce soit datant du Ier siècle.
 
 
L'université populaire de Caen sur France culture: Michel Onfray
26/07/2004: L'invention de Jésus (écouter l'émission) :
 
Jésus n'a pas existé historiquement, il a existé comme un personnage conceptuel: la fabrication d'un individu qui permet de soutenir un discours. Jésus est une création du christianisme. Il n'y a pas de preuves que Jésus ait existé à l'époque même de Jésus. Il n'y a a aucune preuve historique, aucun texte, il y a des textes où il est question de Jésus mais ce sont des textes qui ont été falsifiés. Il n'y a pas de preuves archéologiques. A l'époque de Jésus, pullulent des prophètes qui annoncent l'apocalypse pour demain. C'est la réaction des gens démunis face à l'occupation militaire romaine. Le nom "Jésus" veut dire "Dieu sauve, a sauvé et sauvera": l'histoire est écrite. Qui est l'auteur de Jésus? Le premier, c'est Marc qui écrit vers +70 donc il n'a pas connu Jésus comme d'ailleurs Matthieu, Jean et Luc qui reprendront l'histoire de Marc, en faisant quelques erreurs. Le texte est fait pour convertir: remplacer les anciens dieux païens auprès des gens du peuple. Pour convertir, il faut présenter un individu singulier capable de choses extraordinaires: Jésus (comme Platon d'après Diogénère) est né d'une vierge. L'archange Gabriel et l'annonce à Marie est également à peu près identique à l'histoire de Platon. Jésus est fils de dieu comme Pythagore. Jésus ressuscite les morts comme Empédocle...  L'histoire de Pierre est recopiée de celle de Métrodore avec Epicure. Jésus meurt pour ses idées comme Socrate. Le merveilleux ignore l'histoire. Le nouveau Testament se moque du vraisemblable: il est conçu pour convertir les gens simples. Au IVe siècle, l'Eglise a trié les nombreux évangiles existants: d'un coté les quatre évangiles synoptiques que tout le monde connaît qui sont considérés comme révélés et de l'autre les évangiles apocryphes, comme celui de Thomas qui sont rejetés qui décrivent un Jésus végétarien, un Jésus qui ressuscite un coq cuit dans un banquet, un Jésus qui étrangle les petits oiseaux pour les ressusciter, qui dirige les ruisseaux avec la voix, qui rit aux éclats... Des exemples de contradictions dans les évangiles synoptiques: le titulus: le texte sur la croix: chez Jean, le titulus est sur la croix, chez Luc il est autour du cou. Chez Jean, Jésus porte seul sa croix, dans les trois autres, il est aidé par Simon. Après sa mort il apparaît tantôt à une seule personne, tantôt à plusieurs. Des exemples d'invraisemblances: Nazareth est une ville qui n'existe pas au moment où Jésus est censé naître. Jésus parle à Ponce Pilate pourtant Jésus parle araméen et ne connaît pas le latin et Ponce Pilate ne connaissait pas le latin de même le statut social de Ponce Pilate ne lui permettait pas d'interroger Jésus. Les évangiles disent que Ponce Pilate est Procurateur. Problème: Ponce Pilate était préfet de Judée mais le titre de procurateur n'apparaît qu'en +50 et n'existait pas du temps de Jésus mais c'est celui qui était utilisé au moment de la rédaction des évangiles: un exemple typique de la rédaction d'un faux! Ponce Pilate est présenté comme doux et affable: il était pourtant connu des historiens comme un personnage cruel et despotique mais les évangiles ont été écrits pour plaire au pouvoir romain. Pour ça, les évangiles considèrent donc que les juifs sont responsables de la mort de Jésus: c'est la naissance de l'antisémitisme. La crucifixion était réservée à ceux qui mettait l'état romain en péril, ce qui n'était pas le cas de Jésus qui aurait du être lapidé. Les crucifiés étaient abandonnés sur la croix aux chiens et ne pouvaient donc pas aller au tombeau. Le cadavre de Jésus a été embaumé d'après Jean, une tradition qui n'existait pas en Galilée mais l'évangile de Jean a sans doute été écrit en Egypte. Les contradictions et les invraisemblances des évangiles sont considérables et montrent que Jésus a été inventé. L'Eglise a donc  interdit pendant des siècles l'étude historique de la Bible.
 
 
"Pélerin" N°6421 22 décembre 2005, La Rédaction de Prions en Eglise Junior
 
p11 : Pourquoi fête-t-on Noël le 25 décembre ?
 
L'Evangile n'indique pas le jour exact de la naissance de Jésus. Et les premiers chrétiens ne se souciaient pas trop de la date! D'ailleurs les chrétiens d'Orient fêtent plutôt la naissance du Christ début janvier. Chez nous, le choix du 25 décembre date du IVe siècle. Bien avant cette époque et même avant Jésus, on faisait la fête fin décembre quand les jours rallongeaient après les longues nuits d'hiver car on était très soulagés de voir que le soleil ne s'était pas éteint! Les Romains des campagnes honoraient Saturne, le dieu païen des cultures, ils s'échangeaient déjà des cadeaux. A Rome, on célébraient le "Dieu Soleil qui renaît sans être vaincu". En voyant cela, les chrétiens se sont dits que le Christ ressuscité donne plus de lumière que le soleil levant. Et lui non plus n'est pas vaincu, même pas par la mort. Alors ils ont pensé que sa naissance nécessiterait aussi une grande célébration à la même période. C'est ce que décide l'empereur Constantin, devenu chrétien en 312. Depuis, le 25 décembre, c'est la fête de la nativité.
 
 
"Pélerin" N°6421 22 décembre 2005, P. Christian Delorme, prêtre à Lyon
 
p11 : Combien de bougies pour Jésus ?
 
Si Noël est le jour de Jésus, combien de bougies doit-on souffler pour son anniversaire? questionne un enfant du catéchisme à l'esprit perspicace. La maman qui anime ce groupe se trouve soudain dans l'embarras. Car on ne connaît pas la date de naissance de Jésus de Nazareth. Tout au plus a-t-on conservé le souvenir que Jésus était né après le recensement de Quiriius, alors que Archélaus régnait depuis peu en Judée soit - estiment les historiens - entre 7 et 4 avant ce qui est devenu l'ère chrétienne. Dans les premiers temps de l'Eglise, au demeurant, on ne fêtait pas la nativité de Jésus: seule la résurrection du christ semblait pouvoir être célébrée joyeusement. Il faudra attendre l'adhésion de l'empereur Constantin au christianisme, pour que l'on commence à faire une mémoire solennelle de cette naissance. C'est depuis l'an 708 de Rome (vers 50 Avant Jésus Christ) qu'un certain Jules César avait fait adopter un calendrier solaire ( le calendrier Julien, base de notre calendrier actuel) où le jour le plus court de l'année dans l'hémisphère occidental, celui du solstice d'hiver, avait été situé erronément (car c'est en réalité le 21) le 25 décembre. Sous l'influence d'une religion d'origine persane, les empereurs romains célébraient ce jour-là, leur propre gloire et leur propre "divinité". ils se voulaient les fils du "soleil invaincu". L'empire romain devenant chrétien, le jour de la naissance du "soleil invaincu" (Die Natalis Solis Invincti) est devenu celui de la célébration de la nativité de Jésus "soleil pour le nations". Un peu plus tard, en 532, un moine, Denys le petit, se préocupe de faire naître "l'ère chrétienne" ou "l'ère de la nativité". Il plaça la naissance de Jésus le 25 décembre de l'année 754 après la fondation de Rome. Depuis cette époque, nous nous repérons selon un calendrier qui débute à partir de l'année supposée de la naissance de Jésus, voici plus de 2000 ans.
 
 
"Ramsès II" Christiane Desroches Noblecourt {Le livre de Poche}
 
p250 :
 
Faut-il situer à cette époque - Le règne de Ramsès - l'origine de l'Exode, et surtout tel que la bible en fait état, comme un évènement réellement historique, donc vécu? Rien de précis dans les textes égyptiens, pourtant des plus nombreux à avoir survécu depuis les temps d'Ousermâtrê Sétepenrê, ne nous y autorise.
 
p251 :
 
Il n'existe en fait aucun évènement rapporté par les documents égyptiens qui fasse allusion à un départ - ou à une expulsion - d'étrangers hors du pays à cette époque
 
p252 :
 
L'historien K.A . Kitchen, qui est bien placé pour affirmer que L'exode biblique ne trouve aucun écho dans les fières inscriptions de Ramsès.
 
P253 :
 
Quand à D: Redford, il en est même arrivé à penser que les "historiographes bibliques" ne connaissaient pas très bien l'histoire en général, et particulièrement la façon dont les Égyptiens gouvernaient la Palestine. Il estime que la légende de l'Exode ne reflète pas la situation de Égypte des XVIIIe et XIXe dynasties mais bien plutôt la période de la XVIe dynastie - le rédacteur étant, selon lui, familier de la topographie du delta durant cette dynastie et le début de la période perse. Sa conclusion est qu'il ne faut, en tout cas, accepter que les grandes lignes du récit , dont la rédaction est tardive.
 
 
Régis Debray (Dans "le nouvel Observateur N° 2064) :
 
Évidemment que le christianisme est à l'origine du Christ et non l'inverse, (...). Faut-il rappeler que saint Paul prétendu fondateur, ignorait le dogme de la trinité, et attendait le retour du Christ de son vivant ?
 
 
"Vie de Jésus" Ernest Renan {Folio} :
 
p44: Je l'ai dit et je le répète: si l'on s'astreignait, en écrivant la vie de Jésus, à n'avancer que des choses certaines, il faudrait se borner à quelques lignes.
Note: le livre "Vie de Jésus" fait plus de 500 pages (folio)...
 
 
 
Source provenant de :   http://www.bible.chez-alice.fr/